par Etienne Jaboeuf
Je retrouve Mehdi en fin d’après-midi à Üsküdar, sur la rive asiatique. Son discours est insolite et ne me surprends guère. Mais je ne peux qu’y adhérer faute de contradicteur et d’avoir une connaissance suffisante du pays. Les Turcs ne sont un peuple qui ne produit plus rien et qui a perdu son identité du fait de la sécularisation et du changement d’écriture dans les années 1930. C’est un peuple qui est en proie à des difficultés et qui n’est dès lors pas « dangereux » pour les européens, car il va à marche forcée vers un Occident qui ne leur permet pas de le suivre. L’attitude des gens est en réalité trompeuse : ainsi, les filles voilées peuvent n’être pas religieuses, mais juste « coquettes ».



